COP21

COP21 Une mobilisation sans précédent pour des accords ambitieux

La Conférence des Nations Unies sur le climat COP21 arrive à grand pas. L’occasion pour Gilles Vermot Desroches, Directeur Développement Durable chez Schneider Electric, de confier la vision du Groupe sur cet événement et sur la mobilisation internationale, à l’heure où Schneider Electric a été désigné leader mondial pour sa transparence et ses actions dans la lutte contre le changement climatique par l’organisation à but non lucratif CDP.

Gilles Vermot DesrochesGilles Vermot Desroches, Schneider Electric s’est-il mobilisé en vue de la COP21 ?

Énormément. La mobilisation est extrêmement importante pour l’ensemble du Groupe. Ce, tout au long de cette année. Notre objectif est à la fois de faire évoluer la stratégie mondiale de lutte contre le réchauffement climatique, de peser sur le secteur du bâtiment, principal consommateur d’énergie et de développer des solutions industrielles performantes, mais aussi d’agir pour que les négociations aboutissent sur des engagements les plus ambitieux possibles.

Ainsi, en mai dernier soit six mois de la COP21, Jean-Pascal Tricoire, Président de Schneider Electric et du Global Compact France, a présidé le Business & Climate Summit, qui a réuni à Paris un millier de représentants des milieux d’affaires français et internationaux. Les entreprises participant à ce sommet ont demandé à fixer un prix du carbone pour permettre à chacune d’investir et de déployer des solutions avec toute la visibilité possible. Cette question du prix du carbone est d’ailleurs au cœur des discussions depuis le Climate Summit organisé à New-York en septembre 2014. Nous sommes persuadés que la monétarisation de la tonne de CO2 est la meilleure façon d’intégrer le changement climatique dans les décisions des acteurs économiques.

De surcroit, le Business & Climate Summit a constitué l’occasion de lancer le Business Dialogue, un cadre d’échange inédit entre leaders économiques et politiques, qui a réuni une cinquantaine d’entreprises plusieurs fois en 2015, pour avancer sur le prix du carbone, mais aussi pour parler innovations et structurer les différentes parties prenantes de la COP21.

Plus globalement, que pensez-vous de la mobilisation mondiale autour de cet événement ?

Jamais l’engagement mondial dans la lutte contre le réchauffement climatique n’a été aussi fort et total. Il y a une claire évolution des esprits aujourd’hui. Tout le monde se mobilise. En particulier, je suis impressionné par l’implication des territoires, comme l’illustre le Sommet mondial climat et territoires, principal rendez-vous des collectivités territoriales et de l’ensemble des acteurs non-étatiques avant la COP21, qui s’est tenu à Lyon en juillet dernier. Cet événement a réuni plus de 1 400 personnes, issues de 73 pays des 5 continents. Les représentants des États fédérés, des Régions et des Collectivités locales, des ONGs et de la société civile ont ainsi pu soumettre des engagements concrets et des propositions tangibles aux États négociateurs de la COP21 chargés de conclure l’accord climat en décembre.

En juillet également, une quarantaine de personnalités morales et religieuses du monde entier s’est réunie à l’initiative de Nicolas Hulot, pour répondre à la question « The climate, why do I care ? » , et pour lancer ensemble un « Appel des Consciences pour le climat ». Cet appel invite chaque citoyen, dirigeant, personnalité de tous les pays, à relever à son échelle le défi auquel l’humanité est confrontée : limiter le réchauffement du climat en diminuant sa consommation d’énergies fossiles et permettre à tous de s’adapter aux conditions nouvelles !
En novembre 2015, ce sont les jeunes qui se mobilisent dans le cadre de la Conference of Youth (COY11), au Parc des Expositions de Villepinte. Cinq mille participants sont attendus à la veille de la COP21 pour construire l’après 2015 et porter la voix de la jeunesse.
L’ampleur de ces mobilisations est une chance ! Elle va certainement pousser les États négociateurs de la COP21 à signer des accords ambitieux. Déjà, la contribution de chaque pays a pu être comptabilisée. Elle permet de chiffrer le réchauffement du climat à 2,7°C en un siècle. Certes, ce n’est pas encore assez. Mais c’est déjà beaucoup. Tout du moins, c’est une bonne base en direction de la COP22, qui se déroulera à Marrakech.

Pour en savoir plus :  c’est ici.

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