L’énergie renouvelable – Mythes et Réalités

Le besoin d’ingénieurs électriciens augmente dans une niche peu traditionnelle : les énergies renouvelables. Etant donné l’inquiétude quant au réchauffement climatique, les entreprises sont à la recherche de solutions économiques et écologiques pour la production d’énergie. Les ingénieurs électriciens sont les experts derrière le bon fonctionnement des systèmes électriques. Mais des mythes répandus et un fort lobbying ont freiné le développement des énergies renouvelables dans certains secteurs. En effet, une rhétorique anti énergies alternatives a refroidi les ingénieurs électriciens souhaitant travailler dans ces filières.

Mythe n.1: Les énergies renouvelables coûtent trop cher

Un des mythes concernant les énergies renouvelables est qu’elles coûtent trop cher. L’électricité produite à partir du charbon peut coûter jusqu’à 3 centimes par kWh d’après une étude publiée dans le « Journal of Environmental Studies and Sciences» (Journal de Recherches et Sciences de l’Environnement). Mais  les coûts de l’énergie produite à partir du charbon, qui comprennent la pollution, les émissions de dioxyde de carbone et le chlorofluorocarbure (CFC), matière considérée comme toxique, qui augmentent le réchauffement climatique, ne sont pas pris en compte dans ce calcul. A contrario, les méthodes pour l’énergie solaire et renouvelable, bien qu’elles génèrent un coût au kWh plus élevé, n’émettent pas de toxines.  De ce fait, elles n’ont pas de coûts cachés, ce qui les rend moins chères à première vue et plus stable en terme de prix.

Mythe n.2 : Les énergies renouvelables ne sont pas durables

Un autre mythe concernant les énergies renouvelables est qu’elles ne sont pas durables. Le soleil n’est pas constant dans des zones climatiques ayant un hiver rude. La variabilité de l’énergie solaire est un des points les plus problématiques pour le développement durable. Cependant, l’association d’un système électrotechnique combiné à une alimentation de secours venant des opérateurs du réseau peuvent résoudre ce problème. Les investissements pour les lignes de transmissions se sont développés, offrant un accès plus large.

Mythe n.3 : Les énergies renouvelables sont mauvaises pour l’environnement

C’est très certainement le mythe le plus important concernant les énergies renouvelables. Beaucoup croient, par exemple, que les éoliennes nuisent aux oiseaux. Cependant, une planification appropriée et basée sur les flux migratoires pourrait atténuer ce problème. De plus, le bruit des éoliennes est un réel problème pour certains, mais on peut en dire autant sur les toxines et les déchets que le charbon et les centrales nucléaires produisent.

Et les ingénieurs électriciens dans tout cela ?

La demande d’ingénieurs électriciens dans le domaine des énergies renouvelables continuera d’augmenter dans les pays développés tels que les Etats-Unis et le Japon qui visent à augmenter leurs productions d’énergies renouvelables. Depuis que les ingénieurs électriciens excellent dans la conception de systèmes d’alimentation permettant d’améliorer l’exploitation et freiner les coûts, leur rôle est essentiel pour surmonter les défis inhérents dans la production des énergies renouvelables.

Auteur:

Steward Hudson est un chercheur/bloggeur expérimenté, ayant écrit pour de nombreuses entreprises notamment dans la santé, l’énergie, la finance, et autres. Il est actuellement rédacteur pour Currentsolutionspc.com.

Quels critères pour le meilleur du photovoltaïque ?

Greentech GTM Research, reconnu pour la qualité de ses analyses critiques, notamment dans les domaines des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, a désigné le constructeur français Schneider Electric comme l’une des sociétés les plus compétitives sur le marché mondial de la conversion de l’énergie solaire.

Dans le cadre de sa récente étude « Le marché mondial des onduleurs photovoltaïque » en effet, le média américain a souligné le récent lancement de l’onduleur nouvelle génération Conext, qui permet d’adresser tous les marchés sur les différents segments de puissances (dans le  résidentiel, le tertiaire, l’auto-consommation, les sites isolés et les centrales au sol), mais aussi la solvabilité du groupe dans le marché encore fragile du photovoltaïque.

Au-delà du (légitime) Cocorico !, cette reconnaissance nous a conduits à nous pencher sur les critères qui font d’une société une entreprise fiable dans le secteur du photovoltaïque.

Jusqu’à récemment, l’exigence N°1 en matière de photovoltaïque était le prix. En caricaturant un peu, moins la centrale coûtait, meilleure elle était.

Aujourd’hui, les investisseurs apprécient d’autres critères : une meilleure productivité,  la possibilité d’autoconsommation, l’intégration dans le smartgrid, la largeur de la gamme,  la robustesse des solutions,  la solvabilité du fournisseur, sa présence géographique sur le marché du photovoltaïque, ou encore sa capacité à accompagner la croissance du secteur, etc.

Les entreprises capables de répondre à ces critères porteront la croissance du photovoltaïque et emporteront les faveurs des investisseurs, ainsi rassurés par la durabilité de leur capital.

C’est précisément le cas de Schneider Electric aujourd’hui grâce à :

  • des offres standardisées, dont les process technologiques sont compétitifs : Conext RL et Conext TL reliées au réseau, Conext SW et Conext XW hors réseau, Conext Core XC, etc. dont, pour certaines, les rendements dépassent 98,9 %.
  • des offres robustes et intégrées, qui tiennent sur la durée et qui sont accompagnées par des services pérennes. Les premiers retours d’expériences dans ce marché encore neuf soulignent le manque de robustesse du parc photovoltaïque installé depuis 5 ans en Europe. Face à cette réalité, un nouveau marché tend à se développer, celui de la rénovation des parcs photovoltaïques. Avec Schneider Electric, la robustesse ne fait pas défaut. Toutes les solutions photovoltaïques sont testées, validées et documentées (TVD), subissant des batteries de contrôles, dont les tests MEOST (Multiple Environment Over Stress Testing).
  • des offres globalisées. C’est un fait aujourd’hui : la demande mondiale photovoltaïque est en pleine expansion sur les marchés en Chine, en Inde, en Asie du Sud-Est, en Amérique du Sud et en Afrique. La taille du groupe Schneider Electric et la présence de ses équipes locales permettent de répondre à cette demande et d’accompagner les projets dans les pays où le soleil brille généreusement et où l’électricité est chère. Des affaires remportées en Thaïlande, en Inde, ou encore au Japon illustrent cette capacité d’accompagnement de Schneider Electric.
  • des offres pérennes. Aujourd’hui, peu d’acteurs en gestion de l’énergie sont capables d’assurer que leurs pièces de rechange, leurs services et leur support technique seront disponibles pendant les 20 années de durée de vie minimum d’une installation photovoltaïque. Schneider Electric garantit cette solvabilité.

Pour en savoir plus : http://www.greentechmedia.com/research/report/the-global-pv-inverter-landscape-2013

 

L’usager en pôle position dans la cité des services

À l’heure où la demande d’énergie tend à s’accroître, où les prix de l’énergie progressent et où les réserves d’énergie fossile s’épuisent, comment faire mieux et autrement pour ménager les ressources ? Pour cela, il faut s’interroger sur l’avenir énergétique des villes. C’est en ville que la majorité des citoyens vivent, consomment et produisent et cette tendance s’accentue. Le sociologue Bruno Marzloff, fondateur du groupe Chronos, propose de mobiliser les usagers-citoyens dans cette démarche visant une ville plus intelligente.

« Nous héritons d’une conception de la ville liée à la consommation dans un contexte d’hypertrophie urbanistique, affirme-t-il. Les infrastructures urbaines – mobilités, énergie, déchets… – ont été construites pour accompagner la croissance de consommation des usagers. Cette évolution à laquelle la ville répondait jusqu’ici à chaque fois par de nouvelles infrastructures présente aujourd’hui des limites à la fois sociales, économiques, territoriales et environnementales. Les villes sont confrontées aux augmentations : des consommations énergétiques, des coûts et de leur accélération, de l’inélasticité de l’offre et des émissions des gaz à effet de serre. Comment réajuster ce marché d’une demande inflationniste face à ces étranglements de l’offre ? S’il est avéré qu’une politique s’appuyant uniquement sur l’offre ne résoudra pas à elle seule cette difficile équation, comment mobiliser la demande pour y parvenir ?

Laissons de côté les stratégies d’offre (régulation et coercition par les tarifs, etc.) et penchons-nous sur les stratégies de la demande.

C’est précisément un des objectifs des smart grids qui permet à la fois d’optimiser le fonctionnement des infrastructures de la ville grâce aux outils de communication et d’améliorer la gestion de l’énergie en impliquant les usagers. Avec le déploiement dans tous les logements d’un compteur intelligent type Linky, nous avons une base de travail robuste. Mais l’objet ne résout pas à lui seul des questions qui sont de l’ordre de mutations comportementales. Il se trouve d’ailleurs que la ministre de l’Energie Delphine Batho vient de confirmer la généralisation du compteur intelligent pour 2014, en même temps qu’elle mettait en place des groupes de travail pour « créer les conditions du développement des services d’efficacité et d’effacement » à partir de Linky, et plus généralement qu’elle lance un débat national sur l’énergie. Derrière le terme « effacement », il faut entendre une transformation, voire des réductions de consommation des usagers. C’est un énorme accroc à notre philosophie de la modernité, mais cette nécessaire mutation n’est possible qu’en redonnant la main aux usagers, en les mettant en capacité d’exercer leurs agilités à trouver des solutions et à modifier par eux-mêmes leur consommation. Cela veut dire que des services doivent être imaginés pour accompagner ces changements. Cela signifie aussi qu’il faut être attentif aux transformations en cours, qui ne vont pas manquer de s’accélérer le jour où les ménages disposeront d’un outil de monitoring de leurs usages. C’est de cette vigilance que naîtront les services que les acteurs du marché auront à construire, nouveau gisement de leur créativité.

Il se trouve que nous travaillons plus sur les domaines de la mobilité où ces « empowerments » sont plus évidents dans des pratiques de substitution (transport publics au lieu de la voiture), de partage (co-voiturage au lieu de la voiture soliste) ou d’évitement (e-commerce ou télétravail pour éviter certains déplacements obligés). Dans ces trois occurrences, ce sont les usagers qui sont à l’amorce de ces nouveaux comportements. Ce sont les usagers, qui ont encouragé par exemple le co-voiturage, un service aujourd’hui relayé par nombre de plateformes d’échanges Internet et d’applications mobiles. L’implication des usagers dans la construction de la ville intelligente passe en effet par l’interactivité et le partage de données, soutenus par les technologies numériques.

Dans ces trois occurrences aussi, les entreprises ont vu la possibilité de formuler des offres servicielles qui accompagnent le mouvement. Nous n’avons pas de doute que des ressorts du même ordre existent dans le domaine de l’énergie, qui amèneront les usagers à participer à la construction d’une politique où les bénéfices individuels rencontrent l’intérêt collectif.

Certaines collectivités ont déjà pris la mesure de cette autorégulation des usagers. Des villes lancent d’ailleurs des démonstrateurs associant les technologies de l’information et de la communication et la gestion des réseaux, tant en matière de transports que d’énergie. Ainsi, le Grand Lyon a mis en place le projet Optimod’Lyon dédié à la mobilité durable en ville. Le modèle est intéressant pour l’énergie puisque, à l’instar de Linky, les informations seront mobilisées à la fois par la collectivité, par le gestionnaire opérateur et par le consommateur. Les services fabriqués pour le voyageur (des informations sur les conditions de déplacement en temps réel, à partir de données provenant des opérateurs de transport – bus, tram, vélos, route… – et de batteries de capteurs disposées sur les voies) seront étendus aux professionnels logisticiens (livraisons). Même démarche pour le Grand Lyon dans le domaine de l’énergie, en développant des expérimentations de type smart grids, qui exploitent les TIC pour ajuster l’offre et la demande énergétiques (GreenLys, Smart Electric Lyon,…). Là encore l’intérêt de ces réseaux est de mettre les usagers à contribution.

L’intelligence de la ville est d’abord celle de ses citadins, avant d’être celle du numérique urbain ambiant, qui permettra à la fois d’optimiser les infrastructures et de réduire la consommation générique de ressources primaires. Elle passe par la créativité dans les technologies certes, par la mobilisation astucieuse et puissante de la donnée, mais surtout par la création de services. »


Dossier : la ville de demain

Retrouvez les pages de notre dossier « La ville de demain » :

La ville rêvée du futur ne sera pas unique

Pour diviser par 2 les émissions de CO2 alors que la consommation énergétique va doubler dans le monde, les villes doivent devenir plus intelligentes. Mais pour transformer une ville en smartcity, il n’y a pas de recette miracle mais… des recettes, adaptées à chaque territoire. C’est pourquoi Schneider Electric propose d’accompagner la mutation de chaque ville, en exploitant des solutions technologiques personnalisées, inter-opérables et intégrées en fonction des besoins spécifiques.

Chaque agglomération présente en effet des atouts (ensoleillement pour le photovoltaïque, capacité d’attraction vis-à-vis du tourisme, maillage industriel, etc.) et des faiblesses, une organisation (plan de mobilité, réseau électrique, etc.), une topologie, ou encore un héritage historique et culturel particulier. Lyon, par exemple, représente un nœud essentiel des transports routiers et ferroviaires, entre le nord et le sud de la France, voire de l’Europe. La ville de Nice, quant à elle, constitue une zone touristique très développée, mais aussi une véritable péninsule électrique, étant située en extrémité de réseau. Nice pourra néanmoins s’appuyer sur son climat pour déployer des énergies renouvelables. Il faut donc adapter les solutions et les services aux attentes locales et connecter les différents réseaux de la ville au service des citoyens.

Rendre une ville intelligente, c’est avant tout rendre intelligent les réseaux physiques : systèmes de gestion de l’énergie, mais aussi de l’eau, des bâtiments, des transports, de l’éclairage et de l’ensemble des services publics, grâce à une supervision en temps réel des actifs de la ville. Chaque infrastructure devra fournir de l’information, pourra l’utiliser en temps réel et sera capable la communiquer aux usagers. Il faut également connecter les réseaux humains et intégrer les usages, pour mieux gérer les infrastructures et créer des services innovants adaptés aux besoins des citoyens.

Dans cette perspective d’une ville intelligente, Schneider Electric s’engage aux côtés des villes et des opérateurs de réseaux, pour apporter son expertise métier, ses solutions technologiques et ses capacités d’intégration dans une approche partenariale. Le groupe accompagne les villes sur cinq grands métiers : la gestion de l’énergie, gestion de l’eau, de la mobilité, des services publics et enfin des bâtiments et logements. À ces cinq expertises s’ajoutent des services transverses (plateforme de gestion intégrée, systèmes d’information et de gestion de l’énergie et du CO2, services interactifs et expertise météo, etc.), dans le cadre d’une approche partenariale sur le long terme, associant les différentes parties prenantes et expertises autour des collectivités locales.

> Gestion de l’énergie

Cette expertise de Schneider Electric tient au développement dans les villes de réseaux plus intelligents de distribution électrique, de gaz ou encore de chaleur, qui seront capables d’intégrer les apports de production d’énergie intermittente, d’alimenter de façon modulée des véhicules électriques, d’optimiser la production de chaleur et même de dialoguer avec les équipements consommateurs d’énergie : monitoring de réseau, automatisation, gestion de la demande…

> Gestion des bâtiments et des logements

Les bâtiments, qu’ils soient tertiaires ou résidentiels, devront, également, être plus intelligents et autonomes, afin de faciliter, d’améliorer la gestion de l’énergie et de réduire leurs consommations. Grâce à un pilotage en temps réel et dans la durée, Schneider Electric permet aux bâtiments de dialoguer avec le réseau électrique, de devenir producteurs d’énergie et les rend capables de moduler leurs consommations : monitoring énergétique, interaction entre les différents fonctionnalités du bâtiment pour plus d’efficacité (EcostruXure), connexion aux smartgrid et effacement.

> Gestion de la mobilité

Schneider Electric dispose aujourd’hui de nombreuses solutions pour faciliter la mobilité en ville.
Il s’agit entre autres des solutions relatives à la recharge des véhicules électriques (infrastructure et gestion de la charge, localisation de la borne, système de paiement, réservation du temps de charge). Mais aussi de systèmes de gestion auto-adaptatifs du trafic, de gestion du stationnement, en surface et en parking souterrain, des lignes de covoiturage, des transports en commun… Schneider Electric intègre également ces différentes applications afin de créer une plateforme de mobilité intégrée avec une vision globale, pour une gestion optimale de la mobilité et de nouveaux services aux usagers. Par exemple, la coordination du système de gestion des feux tricolores, des systèmes de gestion des parkings, de la météo, des horaires de transport en commun…. permettra de réorganiser le trafic ou de diriger les conducteurs vers les parkings ou vers des modes alternatifs en diffusant des informations sur des panneaux d’information ou directement sur les smartphones… le tout pour un territoire plus attractif !

Gestion de l’eau

L’objectif pour les villes est de produire une eau de qualité pour leurs habitants, en optimisant l’utilisation des ressources en eau, tout en limitant leurs coûts d’exploitation et leur empreinte carbone : détection des fuites, qualité de l’eau, maîtrise des procédés, sécurité, et même gestion des phénomènes naturels…

Gestion des services publics

La gestion intelligente des différents éléments de la voirie permettre d’obtenir des gains significatifs dans la gestion de l’énergie, les investissements et les services rendus aux citoyens : gestion évolutive de l’éclairage public ou de la vidéo-protection, gestion du trafic et des véhicules électriques…, sachant que Schneider Electric dispose aujourd’hui de solutions permettant de coordonner ces différents systèmes (voir Gestion intégrée). Au-delà de ces solutions intelligentes pour la voirie, on peut également mettre en œuvre des plateformes de gestion des services administratifs, avec la création de pass pour accéder à la fois aux parkings, bibliothèques, piscines, transports en commun de la ville, etc. L’aspect le plus complexe à gérer n’est pas technique : c’est la gestion de toutes les parties prenante et de leur rétribution.

Gestion intégrée

Ces différentes solutions permettront d’optimiser la gestion des réseaux et donc d’améliorer la qualité du service public. Mais si on veut véritablement transformer la ville en smart city et aller au-delà de l’optimisation, il faut connecter ensemble certains systèmes, les coordonner, intégrer les usagers dans la création et la gestion de nouveaux services. Schneider Electric travaille donc sur une intégration adaptée à chaque ville. Pour reprendre l’exemple de la gestion des services publics, la  connexion de la gestion du trafic et de la supervision de l’éclairage public permet de garantir le confort des usagers tout en réalisant des économies d’énergie en adaptant l’intensité lumineuse à la densité du trafic.

Un dernier exemple permet de mieux mesurer l’enjeu de cette gestion intégrée. Les solutions de prévisions météorologiques avancées de Schneider Electric sont aussi utiles à l’opérateur des réseaux électriques que celui des transports ou encore celui du système d’eau potable. Ces solutions permettent en effet de mieux anticiper à la fois l’impact des énergies renouvelables sur le réseau ou d’une hausse de la consommation en cas de grand froid, les perturbations liées à la pluie ou à la neige sur la mobilité et encore de mieux gérer les bassins et la quantité d’eau à traiter, etc. Les exemples d’applications se multiplient ainsi à l’infini…


Dossier : la ville de demain

Retrouvez les pages de notre dossier « La ville de demain » :

Dossier : construire aujourd’hui la ville de demain

Les villes actuelles sont confrontées à de plus en plus de contraintes. Si elles n’occupent qu’une place insignifiante en termes de surface (2% du globe), elles rassemblent la moitié de la population mondiale, et représentent les ¾ de la consommation totale d’énergie. Les défis sont donc nombreux et les villes sont appelées à devenir plus intelligentes, pour faire face à la demande croissante de mobilité, à l’évolution de la consommation, à la diminution des ressources financières, et à des objectifs environnementaux de plus en plus exigeants.

Cependant, pour faire d’une ville une smart city, il n’y a pas de solutions toutes faites. Chaque territoire doit tenir compte de ses spécificités, ses atouts et faiblesses, pour adapter sa réponse, en optimisant  ses réseaux physiques : systèmes de gestion de l’énergie, de l’eau, des bâtiments, des transports, de l’éclairage et de l’ensemble des services publics. Schneider Electric accompagne les villes sur cinq grands métiers (gestion de l’énergie, de l’eau, de la mobilité, des services publics et enfin des bâtiments et logements) et  s’engage aux côtés des villes, dans une approche partenariale.

Mais il faut aussi compter sur le facteur humain. En effet le citoyen, principal usager des villes, a été à l’origine de nouveaux comportements, comme la préférence pour les transports en commun, le co-voiturage ou le e-commerce, qui permettent de réduire les déplacements ou leur impact. Il faut donc intégrer dans les solutions visant à rendre la vile plus intelligente celui qui est au cœur de la ville : le citoyen usager.


Dossier : la ville de demain

Retrouvez les pages de notre dossier « La ville de demain » :

Les piliers de la smart city

Alors que la demande énergétique mondiale doublera d’ici à 2050, les émissions de gaz à effet de serre devront diminuer de moitié pour limiter le réchauffement climatique. Ce dilemme énergétique devra forcément être résolu dans les villes, car aujourd’hui 50 % de la population mondiale vit dans les zones urbaines, alors même que les villes ne couvrent que 2 % de la surface de la planète.

C’est donc dans les cités que se concentrent les principaux impacts des activités humaines : la population urbaine produit 80 % des émissions de gaz à effet de serre et consomme 75 % de l’énergie mondiale. Pire ! En 2050, les villes devraient même abriter 70 % de la population mondiale. Conséquence : le défi énergétique sera gagné dans les villes ou ne sera pas.

L’émergence du concept de « villes intelligentes »
Et au-delà des questions énergétiques, les villes sont confrontées à des problèmes de ressources en termes d’espace, de mobilité ou de financement, auxquels elles doivent faire face pour conserver leur attractivité. Dans ce contexte, le concept de « villes intelligentes » émerge, intégrant des infrastructures communicantes mais aussi de nouveaux services, qui visent à améliorer le confort, la sécurité et la qualité de vie des citoyens. Une transformation profonde est donc en marche. Pourtant la ville de 2050 est pour l’essentiel construite déjà. On y retrouvera les mêmes bâtiments, les mêmes infrastructures, etc. Ce qui va changer radicalement, ce sont les usages que l’on fera des immeubles, des transports, de l’énergie, de l’eau, etc., pour rendre la ville plus sobre en énergie, avec des services publics plus efficaces, l’intégration de nouveaux usages : le territoire n’en sera que plus attractif.

A nous de ré-inventer la ville
Bref : à quoi ressemblera la ville de demain ? Rendre une ville intelligente passe par un pilotage plus fin des différents réseaux de la ville. Et ce, en temps réel. Les réseaux, physiques mais aussi sociaux, seront ainsi modernisés et mieux coordonnés. Grâce aux synergies entre les citoyens, les politiques et les acteurs économiques, les villes pourront en effet répondre à leurs objectifs environnementaux les plus ambitieux, dans un contexte financier contraint, lié à la situation de crise actuelle, et confrontées à une compétition accrue entre territoires en créant un cycle vertueux. Déjà des agglomérations agissent dans ce sens, travaillant sur les divers maillons de la smartcity. Elles réfléchissent à la façon d’optimiser les systèmes existants pour les rendre plus performants et renforcer le service public offert à tous les usagers. Mais elles pensent également à la façon de diminuer leur empreinte carbone, d’optimiser leurs ressources naturelles et de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Ces améliorations permettront à la ville d’offrir un cadre de vie plus agréable, qui lui-même renforcera l’attractivité du territoire, rendra possible la création d’emplois et permettra à la ville de gagner en compétitivité !

Optimiser, intégrer, transformer…

Mais au-delà de l’optimisation de l’existant – qui représente déjà un potentiel d’économies significatif ! –, il faudra que les villes travaillent sur des démarches transverses qui favorisent l’interopérabilité et la connexion des différentes activités. Il faudra donc décloisonner certains services, les connecter, repenser les flux entre des réseaux autrefois indépendants. Un exemple suffit pour mieux en comprendre tout l’intérêt : en connectant les acteurs publics et privés gestionnaires du trafic et du stationnement d’une ville, mais aussi leurs systèmes de pilotage, on arrive à réduire significativement le nombre de véhicules à la recherche d’un parking et donc à réduire les émissions CO2 et améliorer la satisfaction des usagers !

Une approche collaborative et l’implication des citoyens !

Quoi qu’il en soit, on ne transforme pas une ville en smartcity unilatéralement. Une approche collaborative associant les différentes parties prenantes et expertises autour des collectivités locales est en effet indispensable pour pouvoir structurer les projets en amont. Il faudra enfin transformer la façon dont nous vivons la ville pour agir sur la demande et les usages. La clé du changement réside dans l’implication des citoyens, qui sont les principaux vecteurs de la transformation à mener. Leur implication active, que ce soit dans la gestion de l’énergie, de l’utilisation des transports, etc. permettra de créer de nouveaux services adaptés à leurs usages mais surtout d’impacter et d’adapter la demande sans avoir à mettre en œuvre de nouvelles infrastructures.

Bientôt une réalité ?

La ville intelligente n’est déjà plus un rêve : elle est en train de devenir une réalité. Certes, il n’existe pas en France, et même dans le monde, une smartcity qui intègre tous les paramètres pour gérer à la fois l’énergie, l’eau, la mobilité, la sécurité… tout en impliquant efficacement les citoyens. Néanmoins, des initiatives ont déjà donné d’excellents résultats. La construction de la ville de demain est déjà en cours, nous portant à voir l’avenir de la ville avec optimisme.


Dossier : la ville de demain

Retrouvez les pages de notre dossier « La ville de demain » :

Agir autrement, pour un ROI court

En février 2011, le Groupement des industries de l’équipement électrique, du contrôle commande et des services associés (Gimélec) présentait sa classification des actions d’efficacité énergétique pour les bâtiments existants. En un an et demi, cette classification est devenue une référence aussi bien exploitée par des industriels manufacturiers, des start-up, que des bureaux d’études ou encore des installateurs. Pourquoi ? Comment ? Pour quel usage ? Les réponses par Eric Nicolas, Délégué automatisme et systèmes d’information du bâtiment au Gimélec.

« Dès 2009, nous avons initié la mise en place d’une classification des actions d’efficacité énergétique dans le bâtiment, pour aider les propriétaires et les exploitants dans les démarches de rénovation de leurs bâtiments. Pour qu’ils appréhendent au mieux les possibilités d’économies d’énergie, nous voulions montrer qu’au-delà des opérations d’isolation et d’étanchéité du bâtiment – certes nécessaires –, d’autres actions pouvaient être très performantes en performantes en matière d’efficacité énergétique, tout en étant, surtout, plus rapides en termes de rentabilité. »

EE1, EE2, EE3
C’est ainsi que nous avons défini trois classes – EE1, EE2 et EE3 – déclinées selon le temps de retour sur investissement (ROI) et le pourcentage d’économie réalisé.
Dans la classe EE1, on retrouve toutes les actions du type comptage, analyse, affichage ou reporting. Ces actions visent un objectif de sensibilisation des utilisateurs afin d’adopter des comportements qui pérennisent l’amélioration de la performance.
La classe EE2 regroupe les actions de la classe EE1 auxquelles s’ajoutent les actions sur la  gestion de l’énergie, les systèmes intelligents de contrôle, la régulation, la gestion et les automatismes. Ces actions entendent optimiser la gestion énergétique par l’automatisation des fonctions et usages du bâtiment.
La classe EE3 reprend les actions de la classe EE2 en ajoutant les actions sur  les matériaux  performants, les isolants thermiques, les équipements de production d’énergie, le  vitrage et les énergies renouvelables (énergie solaire ou éolienne…). Ces actions ont ainsi pour but d’intervenir dans tous les domaines possibles de l’efficacité  énergétique.

schema-retour-invest

Des classes d’actions scrutées à la loupe
Une fois la classification mise en place, restait à quantifier chacune des classes. Elles ont été déclinées à la fois selon le temps de ROI et les économies d’énergie réalisées. Ces valeurs ont été établies à partir de différentes sources : les retours d’expériences de nos adhérents, l’étude approfondie de la bibliographie et les projets de recherches des membres du Gimélec.

En ce sens, l’étude HOMES, par exemple, a été très riche en résultats et en informations. La filière – depuis les industriels manufacturiers aux start-up, en passant par les sociétés intégratrices et les entreprises de service, qu’ils soient adhérents ou non au Gimélec – s’est très rapidement appropriée cette classification. Celle-ci est simple à comprendre par les clients et elle repose sur des ratios tangibles. Elle démontre que la gestion de l’énergie active permet de se lancer dans des actions d’économie moins lourdes à mettre en place qu’une réhabilitation du bâtiment, avec un ROI court. Elle constitue ainsi un bon outil d’estimation des actions d’efficacité énergétique, selon les ressources et les objectifs de chacun. »


Dossier Gestion de l’énergie

Retrouvez les pages de notre dossier gestion de l’énergie

Sans connaître son installation, pas d’action efficace

Si l’on veut améliorer la gestion d’énergie de son bâtiment, comment faire ? Piloter son éclairage ? Séquencer les plages de chauffage ? Profiter des horaires jour/nuit ? Remplacer sa climatisation vieillissante ? Pour allier économies et confort, il n’existe pas de recette miracle toute faite. A chaque bâtiment, ses solutions. Signe qu’en prélude à toute action d’amélioration de gestion de l’énergie, une bonne connaissance de son installation est indispensable.

Bien connaître son installation, ce n’est pas seulement savoir ce que consomme son bâtiment ; c’est aussi et surtout savoir comment il consomme. Incontournable pour les bâtiments neufs dans le cadre de la RT 2012, les systèmes de comptage énergétique par usage sont aussi indispensables dans les bâtiments existants. Ces compteurs permettent de réaliser un état des lieux de ses consommations énergétiques, pour mieux les séquencer. Ils augmentent l’attractivité des bâtiments anciens et ralentissent leur dépréciation. Un atout, en cas de revente de ces biens !

Et au-delà des systèmes de comptage, il existe des solutions de gestion de l’énergie  qui permettent de visualiser les données recueillies et de suivre de manière encore plus précise les consommations, à l’instar du contrôleur de gestion de l’énergie iRIO: celui-ci permet de concentrer et de stocker localement les données et les mesures, de les traiter (calculs, gestion d’alarmes, contrôle de charge simple) et de publier les informations grâce à un serveur web embarqué.

Comprendre pour agir
Pour agir sur sa consommation énergétique, il faut analyser les données afin de prendre les bonnes décisions à court, moyen et long terme.

comprendre-son-installation-energetique
Voir, c’est déjà une promesse d’économie !
À court terme, le simple fait mesurer et de visualiser ses consommations par usage conduit à 10 à 15 % d’économie d’énergie, selon le Gimelec (Groupement des industries de l’équipement électrique, du contrôle commande et des services associés). C’est effectivement ce que nous constatons en moyenne, dans le cadre de nos projets. Mais le pourcentage d’économie reste très variable, puisqu’il dépend de l’état des bâtiments (du BBC à la passoire énergétique) et de la sensibilisation des usagers. Tous les consommateurs ne sont pas encore prêts à différer la mise en marche de leur machine à laver le linge, pour aplanir leur pic de consommation. Mais nous sommes sur la bonne voie. L’augmentation des prix de l’énergie fait évoluer les mentalités et les comportements.

Par ailleurs, le recours à des outils de comptage intelligents n’a pas simplement un impact sur la facture énergétique et sur la valeur des biens à la revente. Il permet d’optimiser le contrat d’abonnement du fournisseur d’énergie, selon la puissance électrique utilisée, et d’être plus réactif vis-à-vis des éventuels dysfonctionnements. Un chauffe-eau défaillant dans un hôtel, ce sont des clients mécontents qui se douchent à l’eau froide et qui demandent des indemnités.

Suivre, pour savoir investir au bon endroit
À moyen terme, le fait de savoir comment son bâtiment consomme, c’est aussi connaître les charges sur lesquelles il est le plus efficace d’agir et pouvoir investir dans les actions les plus performantes en matière d’économies, ou des solutions d’économies d’énergie.

Un exemple : si l’éclairage consomme 30 % de l’énergie, c’est évidemment à ce niveau qu’il faut investir, avec des ampoules à économie d’énergie, un système de régulation de l’éclairage en fonction des horaires d’ouverture des bureaux, des capteurs de présence pour éclairer seulement lorsque cela est nécessaire, ou encore un dispositif de graduation de la lumière qui s’adapte à la luminosité ambiante, etc.

Si l’on repère les charges les plus énergivores de son installation, il est possible de savoir ce qu’il faut remplacer sans se tromper, comme le groupe froid d’un immeuble qui consomme de plus en plus d’énergie en vieillissant.

Bien connaître son installation, c’est aussi savoir si l’on produit beaucoup d’énergie réactive, qui risque de polluer le réseau électrique. Précisément, les ordinateurs fournissent de grandes quantités d’énergie réactive : une entreprise informatique paiera moins de pénalité à EDF, si elle investit dans des batteries de condensation.

Un outil pour mieux identifier les actions à entreprendre
Pour aider les propriétaires et les exploitants dans leurs démarches d’efficacité énergétique, le Gimelec a mis en place en 2011 une classification des actions d’efficacité énergétique. Trois classes – EE1, EE2 et EE3 – ont été définies, déclinées selon le temps de retour sur investissement et le pourcentage d’économie réalisé. Cette classification permet ainsi de bien souligner les avantages de chaque action d’efficacité énergétique, en fonction des ressources et des objectifs de chaque projet.


Dossier Gestion de l’énergie

Retrouvez les pages de notre dossier gestion de l’énergie

Dossier : gestion de l’énergie

Panneau photovoltaïque, chauffe-eau solaire, chaudière à condensation… si les possibilités d’optimisation en matière de gestion de l’énergie ne manquent pas pour améliorer les performances énergétiques d’un bâtiment, il est parfois difficile aux propriétaires ou exploitants de faire un choix éclairé entre énergie solaire, éolienne, ou thermique, parmi les différents chantiers à envisager ou les solutions qui s’offrent à eux.

C’est pourquoi il est indispensable de bien connaître le bâtiment, son installation, sa consommation d’énergie, pour en tirer le meilleur profit, et optimiser la performance énergétique. Des outils existent pour aider à prendre les meilleures décisions en termes d’efficacité énergétique. Le Gimélec (Groupement des industries de l’équipement électrique, du contrôle commande et des services associés) a ainsi créé une classification des actions d’efficacité énergétique pour les bâtiments existants : celle-ci permet d’identifier les actions  les plus intéressantes en termes de performance et les plus rapides  en termes de rentabilité.

Dossier gestion de l’énergie :

Innovations dans l’emballage

Annette Freidinger-Legay, experte internationale en packaging, revient sur les tendances de 2012 et anticipe sur celles qui devraient s’imposer dans les prochaines années.

La raison d’être d’un packaging est de s’adapter aux modes de consommation, aux attentes des consommateurs, mais aussi aux attentes des marques, des distributeurs et des logisticiens.

Les innovations de cette année obéissent à la règle des 3P :

  • Praticité : les emballages sont de plus en plus fonctionnels et ergonomiques. Leurs fonctions sont dédiées à faciliter la vie du consommateur. L’innovation s’inscrit, comme analysé par Annette Freidinger-Legay dans l’article sur l’histoire de l’emballage, dans un apport de service aux consommateurs.
  • Performance : les matériaux d’emballage sont de plus en plus sécurisés d’un point de vue alimentaire en particulier. Cette performance porte tout autant sur leur analyse de cycle de vie à moindre impact environnemental.
  • Pédagogie : on n’imaginerait pas utiliser un mode d’emploi pour savoir comment fonctionne un emballage.

Pour les années à venir, un facteur primordial sera à prendre en compte, celui du vieillissement de la population mondiale. Cela remet en question un certain nombre d’emballages devant lesquels cette population peut se sentir un peu désarmée. On va alors penser des emballages sous forme de mono dose, ou les rendre plus légers. De plus, on s’aperçoit que bien souvent, lorsqu’on conçoit un emballage pour les personnes âgées, cet emballage convient également aux jeunes, alors que l’inverse est totalement faux. Un autre challenge s’ajoute aux contraintes des développeurs de packaging, celui de créer des emballages qui s’inscrivent dans une stratégie RSE (Responsabilité Sociétale et Environnementale des entreprises) et du respect des normes EN16001 et ISO50001.


Dossier emballage

Retrouvez les autres pages de notre dossier emballage :